liszt@bonardi.swiercz

A l’occasion du bicentenaire de Franz Liszt (1811-1886), la pianiste Emmanuelle Swiercz et le compositeur Alain Bonardi lui rendent hommage sous la forme d’un CD intitulé liszt@bonardi.swiercz. Au-delà de la commémoration, l’album s’inspire des pratiques de réécriture de Liszt en extrapolant à partir de certaines de ses œuvres des prolongements électroniques où s'entremêlent les sonorités originelles et des variations contemporaines.
Le projet
L’année 2011 célèbrera le bicentenaire de Franz Liszt (1811-1886), génial compositeur et pianiste virtuose. On oublie souvent qu’il fut aussi un grand transcripteur, donnant de saisissantes lectures et réécritures des œuvres de ses contemporains (Schumann, Schubert, Bellini, etc.). Il fut aussi un précurseur dans l’histoire de la musique et des arts en général : dans ses dernières pièces pour piano, il déploie des dissonances qui nous projettent déjà au 20e siècle ; dans sa Dante-Symphonie de 1856, il imagine le défilement de toiles peintes accompagnant l’exécution de l’œuvre par l’orchestre.
Aimer Franz Liszt, rendre hommage à ce compositeur, c’est bien entendu jouer et enregistrer ses œuvres, mais c’est aussi les transcrire et les entraîner dans la création d’aujourd’hui, du côté de la musique électronique. Et ce dans l’esprit du compositeur contemporain Luciano Berio, qui disait : « le meilleur commentaire que l’on puisse faire d’un opéra ou d’une symphonie est d’écrire un autre opéra ou une autre symphonie ».
Nous proposons un projet original consacré à Liszt, que nous organisons selon un triple voyage :
Nous partons de quelques œuvres auxquelles nous tenons tout particulièrement : Der Wanderer de Schubert/Liszt, La Vallée d’Obermann, le Sonnet 104, la Tarentelle, Nuages gris, la Rhapsodie Espagnole, Abschied et Cinq chants populaires hongrois. Nous nous inspirons de la pratique de Liszt en extrapolant à partir de certaines de ses œuvres quelques prolongements électroniques où s'entremêleront les sonorités originelles et des variations de musique contemporaine. Ainsi, le Bicentenaire ne se limite pas à une commémoration mais évoque l'image d'un arbre généalogique où le tronc robuste de Liszt se ramifie en empruntant aux innovations du 20e et du 21e siècles.
Les concerts Cantabile s’associent à ce projet en tant que partenaire privilégié.
Exemples de commentaires/réécritures
Notre idée est celle du commentaire au sens du compositeur italien Luciano Berio : « le meilleur commentaire que l’on puisse faire d’un opéra ou d’une symphonie est d’écrire un autre opéra, une autre symphonie ».
Creusé vers l'étoile
Cette pièce d'Alain Bonardi est un commentaire du Sonnet 104, tiré de la Deuxième Année de Pélerinage de Liszt.
Il s’agit d’un commentaire assez libre, qui s’appuie essentiellement sur le début de la pièce de Liszt.
Contrairement à Chopin qui introduit assez rapidement et avec clarté ses idées mélodiques, Liszt commence souvent ses œuvres par un cheminement où il propose à l’auditeur de s’extraire de l’ombre et de la matière pour aller vers la lumière et l’esprit.
D’où le titre Creusé vers l’étoile qui déploie cette idée d’extraction pas à pas à l’intérieur de nous, vers la lumière.
[extrait live d'un concert donné le 11 octobre 2010 par Emmanuelle Swiercz, Eglise luthérienne Saint-Marcel]
Tombeau de nuages
Au 18ème siècle, un tombeau est un hommage musical à un compositeur, tradition que prolonge Ravel avec son magnifique Tombeau de Couperin.
Tombeau de nuages est un hommage à la pièce Nuages gris de Liszt. Comment ne pas être fasciné par cette œuvre de la fin de la vie du compositeur, qui suspend les fonctions tonales du discours musical et annonce le XXe siècle ?
Mais Tombeau de nuages est aussi une évocation de Liszt âgé, se rapprochant de la mort, du tombeau ; d’un Liszt qui ne voyage plus autant qu’il l’a fait, mais laisse désormais le monde, et les nuages, glisser sur lui et en lui.
[extrait live d'un concert donné le 11 octobre 2010 par Emmanuelle Swiercz, Eglise luthérienne Saint-Marcel]
Création électroacoustique à partir du Sonnet 104 : Après une lecture de Liszt 2
L'extrait ci-dessous propose un exemple de transformation du Sonnet 104 et de déplacement du son dans l'espace, selon un principe cher à Franz Liszt : plus qu'un idiome particulier que l'on manipule et transforme, l'oeuvre musicale est faite de déplacements d'idées dans des espaces pianistiques qu'elles transforment et qui les transforment.
Les artistes : Emmanuelle Swiercz, pianiste et Alain Bonardi, compositeur
Emmanuelle Swiercz
Elue parmi les « Coups de Coeur » de la revue Pianiste, et « Révélation » du CD « Découvertes » de Classica-Répertoire. Ses deux premiers disques obtiennent d’excellentes critiques (Disque recommandé de la revue japonaise Record Geijutsu, 4 étoiles du Monde de la Musique, 9 de Répertoire, etc.) Avec tout juste deux années de piano, elle donne déjà son premier concert avec orchestre. À l’âge de seize ans, elle est admise à l’unanimité du jury deuxième nommée au CNSM de Paris. Elle entre ensuite en cycle de perfectionnement et est alors lauréate de nombreuses prestigieuses fondations et concours internationaux. Elle est amenée à se produire en récital dans les plus belles salles en France comme à l’étranger et de nombreux festivals font confiance à son jeune talent (Festival international de La Roque-d’Anthéron, Flâneries musicales de Reims, Festival Chopin de Bagatelle et Nohant, Concertgebouw d’Amsterdam …). La radio, la presse comme la télévision s’intéressent à elle notamment France Musique, Radio Classique, France Inter, RTL, France 2, France 3 Direct 8, Mezzo…
Alain Bonardi
Parallèlement à un cursus d’ingénieur, Alain Bonardi mène des études de composition musicale avec Emmanuel Nunes, Michel Philippot et Hacène Larbi, et est lauréat du concours de composition d’Oslo en 1996. Ses œuvres ont été jouées dans de nombreux concerts et festivals. Son activité créative est consacrée à l'opéra (opéra de chambre Du/Tri-plicata, opéra numérique Alma Sola sur le thème de Faust), à l'écriture pour la scène, la musique de chambre et les œuvres d’art numérique. Maître de conférences à l’Université Paris 8, il collabore activement avec l'IRCAM : depuis 2006, il y effectue un ensemble de recherches. Ses œuvres sont éditées aux Editions Armiane.
La souscription ou le don défiscalisé,
deux manières de soutenir
le projet de CD liszt@bonardi.swiercz
Souscription
Une souscription a été lancée le 18 mai 2010 sur le site KissKissBankBank.
Totalement sécurisée, elle propose de nombreuses formules, de 20 à 3 000 euros.
Ci-desous la vidéo du clip présentant le projet sur le site.
Don défiscalisé à l’association Cantabile, co-producteur du CD
CANTABILE est une association d’intérêt général dont la gestion est désintéressée, habilitée en tant qu’association diffusant des spectacles vivants à recevoir le mécénat des entreprises et des particuliers (Loi Aillagon et A 200 et 238 bis du code général des impôts). De ce fait, les dons faits par l’entreprise à l’association sont déductibles de l’IS à hauteur de 60% du montant du don, et dans la limite de 5‰ du chiffre d’affaire hors taxe. Avec la possibilité, en cas de dépassement de ce plafond, de reporter l’excédent au titre des cinq exercices suivants.
Le même avantage fiscal est donné aux particuliers (déductibilité de l’IRPP à hauteur de 66% du montant du don et dans la limite de 20% du revenu imposable).
Un reçu fiscal de don aux œuvres (formulaire CERFA n°11580*) vous sera délivré.
Une convention de mécénat sera établie entre l’entreprise ou le particulier et l’association.